Forme et présentation
FormeSolution injectable
Dosage10 mg/mL
Contenance800 mg ou 80 ml de solution initiale à 10 mg/ml ou 4 ampoules

  

Composition qualitative et quantitative

Chlorhydrate d'oxycodone................................................................... ................................................10 mg

Quantité correspondant à oxycodone base...................................................................... .................... 9 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Une ampoule de 1 ml contient 10 mg de chlorhydrate d'oxycodone, équivalent à 9 mg d'oxycodone base.

Une ampoule de 2 ml contient 20 mg de chlorhydrate d'oxycodone, équivalent à 18 mg d'oxycodone base.

Une ampoule de 20 ml contient 200 mg de chlorhydrate d'oxycodone, équivalent à 180 mg d'oxycodone base.

Excipients à effet notoire : Ce médicament contient 0,121mmol de sodium (2,783 mg) par ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique Liste des excipients.

Liste des excipients

Acide citrique monohydraté, citrate de sodium, chlorure de sodium, acide chlorhydrique dilué (pour ajustement du pH), hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique

Solution injectable.

Indications thérapeutiques

OXYNORM est indiqué dans le traitement des douleurs sévères qui ne peuvent être correctement traitées que par des analgésiques opioïdes forts ; en particulier dans les douleurs d'origine cancéreuse.

  • Douleur sévère
  • Douleur cancéreuse
Posologie et mode d'administration

Réservé à l'adulte.

La relation dose-efficacité-tolérance est très variable d?un patient à l'autre. Il est donc important d'évaluer fréquemment l'efficacité et la tolérance, et d'adapter la posologie progressivement en fonction des besoins du patient (voir adaptation de posologie).

Les traitements antalgiques antérieurs et concomitants du patient, son poids corporel et son sexe (des concentrations plasmatiques plus élevées sont produites chez les femmes) doivent également être pris en considération lors de la détermination de la posologie.

Il n'y a pas de dose maximale tant que les effets secondaires peuvent être contrôlés.

La dose efficace la plus faible pour l'analgésie doit généralement être utilisée pour la durée la plus courte possible.

Ordre d'équivalence des doses selon la voie d'administration, à titre indicatif :

Voie orale

SC

IV

1 mg

0,5 mg

0,5 mg

L'administration simultanée d'oxycodone par deux voies d'administration différentes est à éviter car elle expose à un risque de surdosage en raison des différences de cinétiques entre les différentes voies d'administration orale et injectable.

Voies d'administration

Injection intraveineuse ou perfusion intraveineuse.

Injection sous-cutanée ou perfusion sous-cutanée.

Posologie initiale

La posologie dépend de l'intensité de la douleur, de l'état général du patient et des traitements antérieurs ou concomitants.

Mode d'administration

Posologie

Modalités d'administration

Injection intraveineuse (bolus)

Administrer un bolus de 1 à 10 mg lentement sur 1 à 2 minutes.

Les doses ne doivent pas être administrées plus fréquemment que toutes les 4 heures.

Diluer à 1 mg/ml dans une solution saline à 0,9%, du dextrose à 5% ou de l'eau pour injection

Perfusion intraveineuse

Une dose initiale de 2 mg/heure est recommandée.

Diluer comme ci-dessus.

Injection intraveineuse (PCA*)

Des bolus de 0.03 mg/kg doivent être administrés avec une période réfractaire d'au moins 5 minutes.

Diluer comme ci-dessus.

Perfusion sous-cutanée

Une dose initiale de 7.5 mg/jour est recommandée chez les patients naïfs d'opioïdes, à titrer progressivement selon le contrôle des symptômes.

Les patients cancéreux précédemment traités par de l'oxycodone par voie orale peuvent nécessiter de plus fortes doses.

Diluer comme ci-dessus.

Injection sous-cutanée (bolus)

Une dose initiale de 5mg est recommandée, répétée à 4 heures d'intervalle si besoin.

Utiliser comme concentration le 10 mg/ml.

PCA=Analgésie Contrôlée par le Patient*

Traitement des douleurs chroniques d'origine cancéreuse

Voies IV et Sous-cutanée.

Chez les patients recevant des opioïdes forts pour la première fois

La dose initiale est de 0,125 mg/kg/jour (environ 7,5 mg/jour), de préférence en perfusion continue plutôt qu'en injections itératives toutes les quatre à six heures.

Chez les patients recevant déjà de l'oxycodone par voie orale,

La dose initiale est calculée à partir du ratio suivant : 2 mg d'oxycodone orale est équivalent à 1 mg d'oxycodone injectable. La variabilité inter-patient nécessite que chaque patient soit soigneusement titré à la dose appropriée. Initialement, une dose inférieure à l'équivalence peut être recommandée.

Chez les patients présentant des douleurs d'intensité variable dans la journée

Il est possible d'utiliser un système d'analgése contrôlée par le patient ; la perfusion continue à la posologie habituelle sera alors associée à des bolus auto-administrables, dont la dose sera environ équivalente à une heure de perfusion, suivi d'une période sans injection possible (période réfractaire) de 5 minutes minimum.

A titre indicatif, le rapport d'équianalgésie oxycodone injectable/morphine injectable est en moyenne de 1 : 1.

Patients âgés, patients amaigris

L'administration d'oxycodone doit être prudente. Débuter le traitement à la dose la plus faible afin de minimiser l'incidence des effets indésirables. La dose sera ensuite ajustée individuellement en fonction de l'état clinique du patient.

Patients présentant une insuffisance hépatique, une insuffisance rénale

L'initiation du traitement doit suivre une approche conservatrice chez ces patients. La posologie initiale recommandée chez l'adulte doit être réduite de 50 %, et chaque patient doit faire l'objet d'une titration permettant un contrôle analgésique adéquat conformément à sa situation clinique.

Adaptation de la posologie

Elle se justifie lorsque les doses antérieurement prescrites se révèlent insuffisantes.

Arrêt du traitement

Il convient de réduire les doses d'oxycodone progressivement afin d'éviter l'apparition d'un syndrome de sevrage.

Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :

·         enfant de moins de 18 ans,

·         hypersensibilité connue à l'oxycodone, ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients,

·         bronchopneumopathie chronique obstructive sévère,

·         asthme bronchique sévère,

·         dépression respiratoire sévère avec hypoxie,

·         taux élevé de dioxyde de carbone dans le sang,

·         iléus paralytique,

·         coeur pulmonaire chronique,

·         allaitement,

·         association à la buprénorphine, la nalbuphine, la pentazocine, la naltrexone, le nalméfène et l'oxybate de sodium (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Contre-indiqué dans les cas suivants :
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive sévère
  • Asthme bronchique
  • Dépression respiratoire sévère
  • Hypercapnie
  • Iléus paralytique
  • Coeur pulmonaire
  • Allaitement
Déconseillé dans les cas suivants :
  • Grossesse
  • Consommation d'alcool
Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

L'oxycodone n'est pas indiqué dans le traitement des pharmacodépendances majeures aux opiacés.

Dépression respiratoire

Le principal risque en cas d'abus d'opioïdes est la dépression respiratoire.

Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil, pouvant conduire à des éveils nocturnes et une somnolence diurne. L'utilisation d'opioïdes peut augmenter le risque d'ACS d'une manière dose-dépendante chez certains patients. Les opioïdes peuvent également provoquer l'aggravation d'une apnée du sommeil préexistante (voir rubrique Effets indésirables). Chez les patients qui présentent une ACS, une réduction de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.

Abus et usage détourné

L'oxycodone est un opioïde stupéfiant qui peut donner lieu à un usage abusif et à un usage détourné chez des personnes à risque. L'usage détourné de formes orales par injection parentérale peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals. L'oxycodone doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant ou ayant présenté des troubles d'usage de substance, y compris d'alcool.

Tolérance, dépendance et syndrome de sevrage

En cas d'utilisation prolongée et répétée, le patient peut développer une tolérance au médicament et avoir besoin d'augmenter progressivement les doses pour maintenir l'analgésie. Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient et le traitement.

L'utilisation prolongée de ce médicament peut entraîner une dépendance physique et un syndrome de sevrage peut apparaître lors d'un arrêt brutal du traitement. Le syndrome de sevrage est caractérisé par les symptômes suivants : bâillements, anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, tremblements, sudation, larmoiement, rhinorrhée, agitation, convulsions, insomnie, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées et arthralgies.

L'apparition d'un syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE pendant la grossesse (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).

Précautions d'emploi

L'oxycodone doit être utilisé avec précaution dans les cas suivants :

Hypovolémie

En cas d'hypovolémie, l'oxycodone peut induire un collapsus. L'hypovolémie sera donc corrigée avant l'administration d'oxycodone.

Insuffisance rénale

L'élimination rénale de l'oxycodone, sous la forme d'un métabolite actif, impose de débuter le traitement à posologie réduite, en adaptant par la suite, comme chez tout patient, les doses ou la fréquence d'administration à l'état clinique. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère en initiation de traitement par l'oxycodone, il est recommandé de débuter le traitement par une posologie réduite de 50%.

Lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément

Il convient alors d'adapter les doses d'oxycodone aux résultats du traitement appliqué.

Chez l'insuffisant respiratoire et en cas de syndrome d'apnée du sommeil

La fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation.

Il importe de diminuer les doses d'oxycodone lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.

Risque lié à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés :

L'utilisation concomitante d'OXYNORM et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d'autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire OXYNORM en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.

A cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu'ils connaissent ces symptômes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique

L'administration d'oxycodone doit être prudente et accompagnée d'une surveillance clinique. Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère en initiation de traitement par l'oxycodone, il est recommandé de débuter le traitement par une posologie réduite de 50%.

Chez les personnes âgées ou fragilisées

Leur sensibilité particulière aux effets antalgiques des opioïdes forts, mais aussi à leurs effets indésirables centraux (confusion) ou d'ordre digestif, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en instaurant notamment le traitement à la dose la plus faible, et en augmentant très progressivement la posologie.

Les co-prescriptions, lorsqu'elles comportent des antidépresseurs tricycliques notamment, augmentent a fortiori la survenue d'effets indésirables comme la confusion ou la constipation.

Une pathologie urétro-prostatique, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire.

L'usage de l'oxycodone ne doit pas pour autant être restreint chez la personne âgée dès lors qu'il s'accompagne de ces précautions.

Constipation

Il est impératif de rechercher et de prendre en charge une constipation ou un syndrome occlusif avant et pendant le traitement.

Traumatisme crânien

En raison du risque d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation d'oxycodone au cours des douleurs chroniques devra être prudente.

Troubles mictionnels

Il existe un risque de dysurie ou de rétention d'urine, principalement en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale.

Chez les patients présentant une atteinte du tractus biliaire, une pancréatite, des troubles inflammatoires intestinaux, un myxoedème, une hypothyroïdie, une insuffisance adrénocorticale, une maladie d'Addison, une hypotension, une psychose toxique, un delirium tremens, un alcoolisme, une hypertrophie de la prostate

L'administration d'oxycodone doit être prudente et accompagnée d'une surveillance clinique.

Hyperalgésie

Une hyperalgésie ne répondant pas à une augmentation supplémentaire de la dose d'oxycodone peut exceptionnellement apparaitre, en particulier à hautes doses. Il peut être nécessaire de réduire la dose d'oxycodone ou de changer d'opioïde.

Sportifs

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient du chlorhydrate d'oxycodone et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Ce médicament devrait être utilisé avec précaution en situations pré-opératoires, dans les 12-24 heures en post-opératoires et jusqu'à la confirmation médicale de la reprise du transit intestinal.

  • Antécédent de toxicomanie
  • Antécédent d'alcoolisme
  • Hypovolémie
  • Insuffisance rénale
  • Insuffisant respiratoire
  • Insuffisance hépatique
  • Personne âgée
  • Sujet fragile
  • Constipation
  • Syndrome occlusif
  • Traumatisme crânien
  • Adénome prostatique ou sténose urétrale
  • Affection des voies biliaires
  • Pancréatite
  • Maladie inflammatoire intestinale
  • Myxoedème
  • Hypothyroïdie
  • Insuffisance corticosurrénalienne
  • Hypotension
  • Psychose toxique
  • Delirium tremens
  • Alcoolisme
  • Hypertrophie de la prostate
  • Sportif
  • Période pré-opératoire
  • Période post-opératoire
  • Nouveau-né de mère traitée
  • Augmentation de la pression intracrânienne
Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, des IMAO, du baclofène et du thalidomide.

Associations contre-indiquées (voir rubrique Contre-indications)

+ Morphiniques agonistes-antagonistes (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine)

Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Morphiniques antagonistes partiels (nalméfène, naltrexone)

Risque de diminution de l'effet antalgique.

+ Oxybate de sodium

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Associations déconseillées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Consommation d'alcool

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des analgésiques morphiniques.

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+ Médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés :

L'utilisation concomitante d'opioïdes avec des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le système nerveux central. La dose et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4 tels que certains macrolides (clarithromycine, érythromycine, télithromycine), azolés antifongiques (fluconazole, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole) et inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir ou cobicistat, bocéprévir

Majoration des effets indésirables, notamment respiratoires, de l'oxycodone par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie d'oxycodone pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique et après son arrêt.

+ Le jus de pamplemousse, inhibiteur du CYP3A4, administré à raison de 200 mL trois fois par jour pendant cinq jours, a augmenté l'ASC de l'oxycodone administré par voie orale. En moyenne, l'ASC était environ 1,7 fois plus élevée (intervalle de 1,1 à 2,1).

+ Crizotinib

Risque de majoration de la toxicité de l'oxycodone par diminution de son métabolisme et/ou augmentation de sa biodisponibilité par le crizotinib.

+Idélalisib

Augmentation des concentrations plasmatiques du substrat par diminution de son métabolisme hépatique par l'idélalisib.

+ Inducteurs enzymatiques (rifampicine, rifabutine, carbamazépine, enzalutamide, dabrafénib, phénytoïne, primidone, phénobarbital, éfavirenz, eslicarbamazépine, oxcarbazépine)

Diminution des concentrations plasmatiques de l'oxycodone par augmentation de sa clairance. Une adaptation de la posologie d'oxycodone peut être envisagée.

La rifampicine, un inducteur du CYP3A4, administré à raison de 600 mg une fois par jour pendant sept jours, a réduit l'ASC de l'oxycodone administré par voie orale. En moyenne, l'ASC était réduite d'environ 86%.

+ Millepertuis

Diminution des concentrations plasmatiques de l'oxycodone par augmentation de sa clairance. Une adaptation de la posologie d'oxycodone peut être envisagée.

Le millepertuis, un inducteur du CYP3A4, administré à raison de 300 mg trois fois par jour pendant quinze jours, a réduit l'ASC de l'oxycodone administré par voie orale. En moyenne, l'ASC était réduite d'environ 50 % (intervalle de 37 à 57 %).

Associations à prendre en compte

+ Médicaments sérotoninergiques

L'administration concomitante de l'oxycodone et d'agents sérotoninergiques, tels qu'un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) peut entraîner une toxicité sérotoninergique. Les symptômes de la toxicité sérotoninergique peuvent inclure des modifications de l'état mental (par ex., agitation, hallucinations, coma), une instabilité du système nerveux autonome (par ex., tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (par ex., hyperréflexie, manque de coordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (par ex., nausées, vomissements, diarrhée). L'oxycodone doit être utilisée avec prudence et il peut être nécessaire de diminuer la posologie chez les patients utilisant ces médicaments.

+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, codéine, dextromoramide, dihydrocodéine, fentanyl, hydromorphone, morphine, péthidine, phénopéridine, rémifentanil, sufentanil, tramadol)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Antitussifs morphine-like (dextrométorphane, noscapine, pholcodine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Barbituriques

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l'association.

+ Autres médicaments sédatifs 

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+ Médicaments atropiniques

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du chlorhydrate d'oxycodone lorsqu'il est administré pendant la grossesse.

En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.

Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de chlorhydrate d'oxycodone par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né avec irritabilité, vomissements, convulsions et létalité accrue.

En conséquence, l'utilisation du chlorhydrate d'oxycodone est déconseillée au cours de la grossesse.

En fin de grossesse, en cas de prises ponctuelles élevées, de traitement chronique, voire de toxicomanie, une surveillance néo-natale doit être envisagée, afin de prévenir les risques de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez l'enfant.

Allaitement

L'oxycodone peut être excrété dans le lait maternel et engendrer une dépression respiratoire du nouveau-né. En conséquence, l'oxycodone est contre-indiqué au cours de l'allaitement.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En raison de la baisse possible de vigilance induite par ce médicament, l'attention est attirée sur les risques liés à la conduite d'un véhicule et à l'utilisation d'une machine, principalement à l'instauration du traitement et en cas d'association avec d'autres dépresseurs du système nerveux central.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents aux doses habituelles sont la constipation, la somnolence, des sensations vertigineuses, des maux de tête, un prurit, des nausées et vomissements.

En cas d'administration chronique, la constipation ne régresse pas spontanément et doit donc être prise en charge. En revanche, somnolence, nausées et vomissement sont en règle générale transitoires et leur persistance doit faire rechercher une cause associée.

Tous ces effets, et notamment la constipation, sont prévisibles et doivent donc être anticipés afin d'optimiser le traitement. Ils peuvent nécessiter une thérapeutique correctrice.

L'incidence des effets indésirables classés par classe de systèmes organes est présentée ci-dessous. La définition des catégories de fréquences de survenue est la suivante :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥1/100, < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000, < 1/1000)

Très rare (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée à partir des données disponibles).

Affections du système immunitaire

Peu fréquent :                          Hypersensibilité,

Fréquence indéterminée :         Réaction anaphylactique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent :                                Diminution de l'appétit,

Peu fréquent :                          Déshydratation.

Affections psychiatriques

Fréquent :                                Anxiété, état confusionnel, dépression, insomnie, nervosité, troubles de la pensée, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations,

Peu fréquent :                          Agitation, labilité émotionnelle, troubles de l'humeur, hallucinations, diminution de la libido, pharmacodépendance (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

Fréquence indéterminée :         Agressivité.

Affections du système nerveux

Très fréquent :                          Somnolence, sensations vertigineuses, céphalées,

Fréquent :                                Tremblements, augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps,

Peu fréquent :                          Amnésie, convulsions, hypertonie, hypoesthésie, contractions musculaires involontaires, troubles du langage, syncope, paresthésies, dysgueusie,

Fréquence indéterminée :         Hyperalgésie, léthargie, syndrome d'apnée du sommeil (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections oculaires

Peu fréquent :                          Troubles de la vision, myosis.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent :                          Vertiges.

Affections cardiaques

Peu fréquent :                          Palpitations (dans un contexte de syndrome de sevrage),

Rare :                                      Bradycardie.

Affections vasculaires

Peu fréquent :                          Vasodilatation,

Rare :                                      Hypotension, hypotension orthostatique.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent :                                Dyspnée,

Peu fréquent :                          Dépression respiratoire.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :                          Constipation, nausées, vomissements,

Fréquent :                                Douleur abdominale, diarrhée, sécheresse de la bouche, dyspepsie, 

Peu fréquent :                          Dysphagie, flatulences, éructations, iléus, 

Fréquence indéterminée :         Caries dentaires.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent :                          Augmentation des enzymes hépatiques,

Fréquence indéterminée :         Cholestase, colique biliaire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :                          Prurit,

Fréquent :                                Eruption cutanée, hyperhidrose,

Peu fréquent :                          Sécheresse de la peau,

Rare :                                      Urticaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent :                          Rétention urinaire.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent :                          Troubles de l'érection,

Fréquence indéterminée :         Aménorrhée.

Affections endocriniennes

Fréquence indéterminée :         Hypogonadisme.

Troubles généraux et anomalies au site d'injection

Fréquent :                                Asthénie,

Peu fréquent :                          Frissons, syndrome de sevrage, malaise, oedème, oedème périphérique, tolérance au médicament, soif,

Fréquence indéterminée :         Syndrome de sevrage médicamenteux du nouveau-né, fatigue.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www. signalement-sante.gouv.fr.

  • Hypersensibilité
  • Réaction anaphylactique
  • Diminution de l'appétit
  • Déshydratation
  • Anxiété
  • Etat confusionnel
  • Dépression
  • Insomnie
  • Nervosité
  • Trouble de la pensée
  • Cauchemars
  • Hallucinations
  • Agitation
  • Labilité émotionnelle
  • Trouble de l'humeur
  • Diminution de la libido
  • Pharmacodépendance
  • Agressivité
  • Somnolence
  • Sensation vertigineuse
  • Céphalée
  • Tremblement
  • Augmentation de la pression intracrânienne
  • Amnésie
  • Convulsions
  • Hypertonie
  • Hypoesthésie
  • Contractions musculaires involontaires
  • Trouble du langage
  • Syncope
  • Paresthésie
  • Dysgueusie
  • Hyperalgésie
  • Léthargie
  • Trouble de la vision
  • Myosis
  • Vertige labyrinthique
  • Palpitation
  • Bradycardie
  • Vasodilatation
  • Hypotension
  • Hypotension orthostatique
  • Dyspnée
  • Dépression respiratoire
  • Constipation
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Diarrhée
  • Sécheresse buccale
  • Dyspepsie
  • Dysphagie
  • Flatulence
  • Eructation
  • Iléus
  • Carie dentaire
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Cholestase
  • Colique hépatobiliaire
  • Prurit cutané
  • Eruption cutanée
  • Hyperhidrose
  • Sécheresse cutanée
  • Urticaire
  • Rétention urinaire
  • Trouble de l'érection
  • Aménorrhée
  • Hypogonadisme
  • Asthénie
  • Frissons
  • Syndrome de sevrage
  • Malaise
  • Oedème
  • Oedème périphérique
  • Tolérance aux opioïdes
  • Soif
  • Syndrome de sevrage à la naissance
  • Fatigue
  • Bâillement
  • Irritabilité
  • Mydriase
  • Bouffées de chaleur
  • Larmoiement
  • Rhinorrhée
  • Crampes abdominales
  • Arthralgie
Surdosage

Symptômes

Les signes d'un surdosage en oxycodone sont : une dépression respiratoire, un myosis, une hypotonie musculaire, une hypotension, un oedème pulmonaire, une bradycardie, une somnolence pouvant évoluer vers un état de stupeur ou de coma, pouvant être fatal dans les cas les plus graves.

La somnolence constitue un signe d'appel précoce de la décompensation respiratoire.

Conduite d'urgence

Ventilation assistée, avant réanimation cardio-respiratoire en service spécialisé. L'évacuation du contenu gastrique peut être utile pour éliminer le produit non absorbé.

En cas de surdosage massif, traitement par la naloxone par voie intraveineuse.

Chez les sujets physiquement dépendants à l'oxycodone, la naloxone doit être administrée avec précaution, car elle peut provoquer une réversion brutale ou totale des effets opioïdes, et provoquer des douleurs ou un syndrome de sevrage aigu.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : analgésique opioïde, code ATC : N02AA05.

(N : système nerveux central)

L'oxycodone est un agoniste opioïde pur.

Son action antalgique est similaire qualitativement à celle de la morphine.

L'effet thérapeutique est principalement analgésique, anxiolytique, antitussif et sédatif.

Système endocrinien :

Les opioïdes ont une action pharmacologique sur l'axe hypothalamo-hypophysaire ou gonadique. Certaines modifications ont été observées telles qu'une augmentation de la prolactinémie et une diminution du cortisol plasmatique et de la testostérone. Ces modifications hormonales peuvent se manifester par des symptômes cliniques.

Autres effets pharmacologiques :

Les études animales et in vitro indiquent différents effets des opioïdes naturels, tels que la morphine, sur les composantes du système immunitaire. La conséquence clinique de ces observations n'est pas connue.

Classes thérapeutiques
Antalgiques
          Morphine et morphinomimétiques
                    Oxycodone

Classes ATC
N - SYSTEME NERVEUX
          N02 - ANALGESIQUES
                    N02A - OPIOIDES
                              N02AA - Alcaloïdes naturels de l'opium
                                        N02AA05 - Oxycodone

Propriétés pharmacocinétiques

Des études pharmacocinétiques chez des sujets sains ont démontré une disponibilité équivalente de l'oxycodone par injection d'OXYNORM lorsqu'il est administré par voie intraveineuse et sous-cutanée, sous forme de bolus unique ou de perfusion continue sur 8 heures.

Distribution

Après absorption, l'oxycodone est distribué dans tout le corps. Environ 45% est lié aux protéines plasmatiques.

Métabolisme

L'oxycodone est métabolisé dans le foie via le CYP3A4 et le CYP2D6 en noroxycodone, oxymorphone et noroxymorphone, qui sont ensuite glucuronidés. La noroxycodone et la noroxymorphone sont les principaux métabolites circulants. La noroxycodone est un agoniste opioïde mu faible. La noroxymorphone est un puissant agoniste opioïde mu ; cependant, il ne traverse pas la barrière hématoencéphalique d'une façon significative. L'oxymorphone est un puissant agoniste opioïde mu mais est présent à de très faibles concentrations après administration d'oxycodone.

Aucun de ces métabolites ne contribue de manière significative à l'effet analgésique de l'oxycodone.

Elimination

La demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 4,5 heures. Le principe actif et ses métabolites sont excrétés dans l'urine et les selles. Les concentrations plasmatiques d'oxycodone ne sont que nominalement affectées par l'âge, étant supérieur de 15% chez les sujets âgés par rapport aux sujets jeunes.

Les femmes ont en moyenne, des concentrations plasmatiques d'oxycodone jusqu'à 25% plus élevées que les hommes sur une base de poids corporel ajusté.

Par rapport aux sujets normaux les patients présentant une insuffisance hépatique légère à sévère peuvent avoir des concentrations plasmatiques plus élevées d'oxycodone et de noroxycodone, et des concentrations plasmatiques plus faibles d'oxymorphone. Il peut y avoir une augmentation de la demivie d'élimination de l'oxycodone, et cela peut s'accompagner d'une augmentation des effets du médicament.

Par rapport aux sujets normaux, les patients présentant une insuffisance rénale légère à sévère peuvent avoir des concentrations plasmatiques plus élevées d'oxycodone et de ses métabolites. Il peut y avoir une augmentation de la demi-vie d'élimination de l'oxycodone, et cela peut s'accompagner d'une augmentation des effets du médicament.

Données de sécurité préclinique

Toxicologie de la reproduction et du développement

Chez le rat, l'oxycodone n'a eu aucun effet sur la fertilité mâle, la fertilité femelle, ou le développement embryonnaire précoce à des doses allant jusqu'à 8 mg/kg/jour (équivalant à une dose de 1,3 mg/kg/jour chez l'Homme).

Aucune malformation n'était rapportée chez le rat et le lapin traités au cours de l'organogénèse jusqu'aux doses respectives de 8 et 125 mg/kg/jour (équivalant à des doses de 1,3 et 40,3 mg/kg chez l'Homme.

Dans une étude de développement pré et postnatal chez le rat, une diminution du poids corporel des petits de la génération F1 était observée à la dose de 6 mg/kg/jour (équivalent à 1,0 mg/kg chez l'Homme) provoquant une diminution du poids et de la prise alimentaire des génitrices.

Génotoxicité

Les résultats des études in vitro et in vivo indiquent que le risque génotoxique de l'oxycodone pour l'homme est minime ou absent aux concentrations systémiques d'oxycodone obtenues thérapeutiquement. L'oxycodone n'était pas génotoxique dans un essai de mutagénicité bactérienne ou dans un test de micronoyau in vivo chez la souris. L'oxycodone a produit une réponse positive dans le test in vitro du lymphome de souris en présence d'une activation métabolique S9 du foie de rat à des doses supérieures à 25 µg / mL. Deux essais d'aberration chromosomique in vitro avec des lymphocytes humains ont donné des résultats de clastogénicité équivoques.

Carcinogénicité

La carcinogénicité a été évaluée dans une étude de gavage oral de 2 ans menée sur des rats Sprague-Dawley.

L'oxycodone n'a pas augmenté l'incidence des tumeurs chez les rats mâles et femelles à des doses allant jusqu'à 6 mg / kg / jour, ce qui équivaut à une dose de 1,0 mg / kg chez l'homme. Les doses étaient limitées par les effets pharmacologiques de l'oxycodone liés aux opioïdes.

Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés en rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Durée et précautions particulières de conservation
Durée de conservation :

5 ans.

La stabilité physico-chimique de la solution injectable non diluée ou diluée à 1 mg/ml dans du chlorure de sodium à 0,9%, du glucose à 5% ou de l'eau pour préparations injectables a été démontrée pendant une période de 7 jours à 25 °C et à 37 °C avec des dispositifs nécessaires à l'injection tels que seringues en polypropylène ou polycarbonate, poches PVC ou EVA, tubulure PVC.

Toutefois, d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation sont de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre + 2°C et + 8°C sauf en cas de dilution réalisée en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.

Précautions particulières de conservation :

Pas de conditions particulières de conservation.

Pour les conditions de conservation du médicament non dilué ou dilué, voir rubrique Durée de conservation.

Nature et contenu de l'emballage extérieur

1 ml ou 2 ml en ampoule en verre incolore de type I. Boîte de 5 ampoules.

20 ml en ampoule en verre incolore de type I. Boîte de 4 ampoules

Tous les conditionnements peuvent ne pas être commercialisés.

Précautions particulières d'élimination et de manipulation

Ne pas utiliser le contenu d'une ampoule déjà entamée.

Ce médicament peut être dilué à la concentration de 1 mg/ml dans du chlorure de sodium 0,9%, du glucose 5% ou de l'eau pour préparations injectables.

La solution injectable d'OxyNorm non diluée ou diluée à 1 mg/ml dans du chlorure de sodium à 0,9%, du glucose à 5% ou de l'eau pour préparations injectables est compatible avec des dispositifs nécessaires à l'injection tels que seringues en polypropylène ou polycarbonate, poches PVC ou EVA et tubulure PVC.

Prélever le contenu de l'ampoule dans des conditions d'asepsie rigoureuse avec du matériel à usage unique.

Comme tous les produits à usage parentéral, contrôler visuellement pour vérifier l'absence de particules ou de changement de couleur.

Conditions de prescription et de délivrance

Stupéfiant.

Prescription sur ordonnances sécurisées.

Prescription limitée à 7 jours ou à 28 jours en cas d'administration à l'aide de systèmes actifs pour perfusion.

 

Recommandations patients

PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (baisse de vigilance).

EVITER la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'acool pendant le traitement.

EVITER de consommer des pamplemousses ou du jus de pamplemousse pendant le traitement.

EVITER la prise de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
SPORTIF : cette spécialité contient du chlorhydrate d'oxycodone, principe actif inscrit sur la liste des substances dopantes.

Données technico-réglementaires
Code CIP73923171
Code CIP133400939231716 (Code 13 référent)
Code UCD79331477
Code UCD133400893314777
Code CIS60209645
Médicament T2ANon
Laboratoire titulaire AMMMUNDIPHARMA 
Laboratoire exploitantMUNDIPHARMA

Tour CRISTAL
7 - 11 Quai André CITROEN
75015 PARIS
Tel : 01 40 65 29 29
Fax : 01 46 04 53 11
Mail : infomed@mundipharma.fr
Site Web : http://www.mundipharma.fr
Tarif de responsabilité UCD pour tarification à l'activité (HT)Agréé collectivité
Médicament d'exceptionNon
Agrément collectivitésOui
ListeStupéfiant
StatutMédicament - AMM
Date AMM16/03/2005
Rectificatif d'AMM20/01/2021
MarqueOXYNORM
GammeSans gamme