Forme et présentation

FormeSolution injectable
Dosage6 mg/2 mL
Contenance36 mg ou 12 ml ou 6 flacons ou 0,036 g


Composition   exprimée par flacon

PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Adénosine6 mg


Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 0,15 mmol/ (ou 3,54 mg) de sodium par ml. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.


EXCIPIENTS
Sodium chlorure
Eau pour préparations injectables
Présence de :
Sodium (effet notoire)


Classes thérapeutiques

Cardiologie et angéiologie
          Autres médicaments en cardiologie
                    Adénosine


Classes ATC

C - SYSTEME CARDIOVASCULAIRE
          C01 - MEDICAMENTS EN CARDIOLOGIE
                    C01E - AUTRES MEDICAMENTS EN CARDIOLOGIE
                              C01EB - Autres médicaments en cardiologie
                                        C01EB10 - Adénosine


Indications thérapeutiques

Adultes :

Conversion rapide en rythme sinusal des tachycardies jonctionnelles, y compris celles associées à une voie accessoire (syndrome de Wolff-Parkinson-White).

Aide au diagnostic des tachycardies à complexes larges ou fins. Bien que l'adénosine ne soit pas efficace dans le traitement du flutter auriculaire, de la fibrillation auriculaire et des tachycardies ventriculaires, le ralentissement de la conduction au niveau auriculo-ventriculaire peut faciliter l'analyse de l'activité auriculaire.

Population pédiatrique :

Conversion rapide en rythme sinusal normal des tachycardies paroxystiques supraventriculaires chez les enfants âgés de 0 à 18 ans.

  • Tachycardie jonctionnelle
  • Tachycardie du syndrome de Wolf Parkinson White
  • Diagnostic de tachycardie


Contre-indications

KRENOSIN est contre-indiqué chez les patients présentant les pathologies suivantes :

·         Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·         Bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré, à l'exception des patients porteurs d'un stimulateur cardiaque.

·         Dysfonctionnement sino-auriculaire (maladie de l'oreillette) à l'exception des patients porteurs d'un stimulateur cardiaque.

·         Broncho-pneumopathies chroniques obstructives avec bronchospasme (ex : asthme bronchique).

·         Syndrome du QT long.

·         Hypotension artérielle sévère.

Contre-indiqué dans les cas suivants :
  • Hypersensibilité adénosine
  • Bloc auriculoventriculaire du 2ème degré non appareillé
  • Bloc auriculoventriculaire du 3ème degré non appareillé
  • Maladie de l'oreillette non appareillée
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive
  • QT long
  • Hypotension artérielle sévère
  • Allaitement
Déconseillé dans les cas suivants :
  • Grossesse


Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde :

En raison de la possibilité de survenue de troubles conductifs ou rythmiques transitoires lors de la réduction de la tachycardie paroxystique supraventriculaire (voir rubrique Posologie et mode d'administration), ce produit ne doit être administré qu'en milieu hospitalier, sous surveillance électrocardiographique et par des médecins disposant de moyens de réanimation cardiorespiratoire.

En raison du risque éventuel d'hypotension artérielle significative, l'adénosine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant :

·         Une sténose du tronc commun (gauche),

·         Une hypovolémie non corrigée,

·         Un rétrécissement valvulaire cardiaque,

·         Un shunt gauche-droit,

·         Une péricardite ou un épanchement péricardique,

·         Un dysfonctionnement du système nerveux autonome,

·         Une sténose carotidienne avec insuffisance vasculaire cérébrale.

L'adénosine entraînant une baisse tensionnelle transitoire, elle sera administrée avec prudence chez les patients hypotendus en particulier en cas d'insuffisance cardiaque sévère.

L'adénosine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant :

·         Des antécédents récents d'infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque sévère,

·         Des troubles mineurs de la conduction (bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré, bloc de branche) qui pourraient être transitoirement aggravés durant la perfusion,

·         Une fibrillation auriculaire, ou un flutter, spécialement chez ceux ayant une voie de la conduction accessoire, la conduction par cette voie anormale pouvant être favorisée.

Il a été rapporté de rares cas de bradycardie sévère. Certains cas sont survenus chez des patients récemment transplantés ou chez des patients atteints de maladie sino-auriculaire occulte.

La survenue d'une bradycardie sévère doit être considérée comme le signe d'une affection sous-jacente et doit conduire à l'arrêt du traitement. Une bradycardie sévère peut favoriser le développement de torsades de pointes, surtout en cas de prolongation de l'intervalle QT.

Chez les patients ayant bénéficié d'une transplantation cardiaque récente (datant de moins de 1 an), une augmentation de la sensibilité du coeur à l'adénosine a été observée.

L'adénosine peut déclencher ou aggraver un bronchospasme (voir rubriques Contre-indications et Effets indésirables).

Population pédiatrique :

L'adénosine peut provoquer des arythmies atriales et conduire à une accélération ventriculaire chez les enfants atteints d'un syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW). Voir aussi la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.

L'efficacité de l'administration intra-osseuse n'a pas été établie.

Précautions d'emploi :

La survenue d'une insuffisance respiratoire (potentiellement fatale), d'une asystolie/arrêt cardiaque (potentiellement fatal), d'un angor, d'une bradycardie sévère ou d'une hypotension sévère doit faire interrompre immédiatement le traitement.

L'adénosine peut entraîner des convulsions chez les patients sujets aux convulsions.

Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 0,15 mmol (ou 3,54 mg) de sodium par ml. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

  • Surveillance ECG
  • Sténose du tronc commun
  • Hypovolémie non corrigée
  • Rétrécissement valvulaire cardiaque
  • Shunt gauche-droit
  • Péricardite
  • Epanchement péricardique
  • Dysfonctionnement du système nerveux autonome
  • Sténose carotidienne
  • Insuffisance vasculaire cérébrale
  • Hypotension
  • Insuffisance cardiaque sévère
  • Infarctus du myocarde récent
  • Bloc auriculoventriculaire du 1er degré
  • Bloc de branche
  • Fibrillation/flutter auriculaires + voie accessoire
  • Transplanté
  • Trouble sino-auriculaire
  • Bradycardie sévère
  • Insuffisance respiratoire
  • Asystolie
  • Angor
  • Patient sujet aux convulsions
  • Régime désodé
  • Régime hyposodé


Effets indésirables

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence : très fréquent ( 1/10) ; fréquent ( 1/100, < 1/10) ; peu fréquent ( 1/1000, < 1/100) ; rare ( 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; inconnue (lorsque la fréquence ne peut être estimée d'après les données disponibles).

Ces effets sont généralement de courte durée (moins de 1 minute).

Affections du système nerveux :

·         Fréquent : céphalées, vertiges, sensation de tête vide.

·         Peu fréquent : pression intracrânienne.

·         Très rare : aggravation de courte durée d'une hypertension intracrânienne, spontanément et rapidement réversible.

·         Fréquence inconnue :

o   o Perte de connaissance/syncope

o   o Convulsions, particulièrement chez les patients prédisposés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections psychiatriques :

·         Fréquent : anxiété, angoisse légère.

Affections oculaires :

·         Peu fréquent : vision trouble.

Affections gastro-intestinales :

·         Fréquent : nausées.

·         Peu fréquent : goût métallique.

·         Fréquence inconnue : vomissements.

Affections cardiaques :

·         Très fréquent : bradycardie, pause sinusale, pause post-extrasystolique, extrasystoles auriculaires, bloc auriculo-ventriculaire, troubles de l'excitabilité ventriculaire tels que des extrasystoles ventriculaires, tachycardies ventriculaires non soutenues.

·         Peu fréquent : tachycardie sinusale, palpitations.

·         Très rare : fibrillation auriculaire, bradycardies sévères non corrigées par l'atropine et pouvant nécessiter une stimulation temporaire, désordres d'excitabilité ventriculaires incluant torsades de pointes, fibrillation ventriculaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

L'induction d'une bradycardie prédispose à des troubles du rythme ventriculaire, y compris une fibrillation ventriculaire et des torsades de pointes qui justifient les recommandations faites dans la rubrique Posologie/Mode d'administration.

·         Fréquence inconnue :

o   Asystolie/Arrêt cardiaque (quelques cas d'issue fatale) particulièrement chez les patients ayant une pathologie cardiaque sous-jacente (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

o   Infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST notamment chez les patients avec coronaropathie sévère (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les arythmies cardiaques mentionnées ci-dessus apparaissent lors du passage en rythme sinusal.

Affections vasculaires :

·         Très fréquent : flush facial.

·         Fréquence inconnue :

o   Hypotension parfois sévère (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

o   Accident vasculaire cérébral/accident ischémique transitoire, secondaire aux effets hémodynamiques de l'adénosine y compris l'hypotension (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

·         Très fréquent : dyspnée.

·         Peu fréquent : hyperventilation.

·         Très rare : bronchospasme (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

·         Fréquence inconnue :

o   Insuffisance respiratoire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

o   Apnée/Arrêt respiratoire.

Des cas d'issue fatale d'insuffisance respiratoire, de bronchospasme, et d'apnée/arrêt respiratoire ont été rapportés.

Affections du système immunitaire :

·         Fréquence inconnue : réaction anaphylactique (y compris angioedème et réactions cutanées telles que urticaire et rash).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

·         Très fréquent : sensation d'oppression/douleur dans la poitrine.

·         Fréquent : sensation de brûlure.

·         Peu fréquent : douleur dans les membres, le cou et le dos, sueurs, sensation de faiblesse, sensation d'inconfort.

·         Très rare : réactions au site d'injection.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

  • Céphalée
  • Vertige
  • Sensation de tête vide
  • Pression intracrânienne
  • Aggravation d'une hypertension intracrânienne
  • Perte de connaissance
  • Syncope
  • Convulsions
  • Anxiété
  • Angoisse
  • Vision trouble
  • Nausée
  • Goût métallique
  • Vomissement
  • Bradycardie
  • Pause sinusale
  • Pause post-extrasystolique
  • Extrasystole auriculaire
  • Bloc auriculoventriculaire
  • Troubles de l'excitabilité ventriculaire
  • Extrasystole ventriculaire
  • Tachycardie ventriculaire
  • Tachycardie sinusale
  • Palpitation
  • Fibrillation auriculaire
  • Torsades de pointes
  • Fibrillation ventriculaire
  • Asystolie
  • Infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST
  • Flush facial
  • Hypotension
  • Accident vasculaire cérébral
  • Accident ischémique transitoire
  • Dyspnée
  • Hyperventilation
  • Bronchospasme
  • Insuffisance respiratoire
  • Apnée
  • Arrêt respiratoire
  • Réaction anaphylactique
  • Angioedème
  • Urticaire
  • Rash cutané
  • Sensation d'oppression
  • Douleur dans la poitrine
  • Sensation de brûlure
  • Douleur dans les membres
  • Douleur dans le cou
  • Douleur dans le dos
  • Sueurs
  • Sensation de faiblesse
  • Sensation d'inconfort
  • Réaction au site d'injection


Recommandations médecins

En raison de la possibilité de survenue de troubles conductifs ou rythmiques transitoires lors de la réduction de la tachycardie paroxystique supraventriculaire, ce produit ne doit être administré qu'en milieu hospitalier, sous surveillance électrocardiographique et par des médecins disposant de moyens de réanimation cardiorespiratoire.



Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'y a pas ou peu de données sur l'utilisation de l'adénosine chez la femme enceinte. Les études animales sont insuffisantes en ce qui concerne la toxicité de la reproduction. L'utilisation de KRENOSIN pendant la grossesse n'est pas recommandée à moins que le médecin ne considère que les bénéfices attendus ne surpassent les risques potentiels.

Allaitement

Aucune donnée n'est disponible quant à l'excrétion des métabolites de l'adénosine dans le lait maternel.

KRENOSIN ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.



Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

·         Le dipyridamole inhibe la capture cellulaire et le métabolisme de l'adénosine, et potentialise l'action de KRENOSIN. Une étude a montré que le dipyridamole était susceptible de multiplier par quatre les effets de l'adénosine. De ce fait, il est conseillé de ne pas administrer KRENOSIN à des patients traités par du dipyridamole. En cas d'utilisation indispensable de KRENOSIN, réduire de manière significative la dose de KRENOSIN.

·         L'aminophylline et les autres bases xanthiques (thé, café, chocolat et des boissons au cola) sont des antagonistes compétitifs de l'adénosine. Chez les patients traités ou consommant ce type de produit, des doses d'adénosine plus élevées peuvent se révéler nécessaires.

·         L'adénosine peut interagir avec les produits pouvant diminuer la conduction cardiaque.



Posologie et mode d'administration

KRENOSIN est destiné à l'usage hospitalier. Il doit être administré sous monitoring continu et enregistrement électrocardiographique par un médecin disposant de moyens de réanimation cardio-respiratoire.

L'administration doit se faire par bolus intraveineux rapide conformément au schéma posologique ci-dessous.

Pour être certain que la solution atteigne la circulation systémique, pratiquer l'injection soit par voie IV directe, soit par l'intermédiaire d'une tubulure. Dans ce cas, l'injection doit être aussi proximale que possible et être suivie par un flush de solution saline.

Chez l'enfant, si l'administration se fait par l'intermédiaire d'une veine périphérique, une canule de calibre large doit être utilisée.

La survenue d'un bloc auriculo-ventriculaire de haut degré interdit l'administration d'une dose supérieure.

Chez l'adulte :

·         Conversion en rythme sinusal des tachycardies jonctionnelles :

o   Dose initiale : 3 mg administrés sous forme d'un bolus intraveineux (injection en 2 secondes),

o   Deuxième dose : dans le cas où la première dose n'arrête pas la tachycardie supraventriculaire en 1 à 2 minutes, 6 mg seront alors administrés sous forme d'un bolus intraveineux,

o   Troisième dose : si la deuxième dose n'arrête pas la tachycardie supraventriculaire en 1 à 2 minutes, 12 mg seront alors administrés sous forme d'un bolus intraveineux.

Des doses complémentaires ou supérieures ne sont pas recommandées.

Sujets âgés :

Posologies identiques à celles recommandées chez l'adulte.

·         Aide au diagnostic des tachycardies à complexes larges ou fins :

o   L'administration s'effectuera selon le même schéma posologique.

Population pédiatrique :

Doses recommandées chez l'enfant :

o   Dose initiale : 0,1 mg/kg (dose maximale de 6 mg), puis,

o   Augmentation par palier : de 0,1 mg/kg pour arrêter la tachycardie supraventriculaire (dose maximale de 12 mg).



Durée et précautions particulières de conservation

Durée de conservation :

3 ans.

Précautions particulières de conservation :

Ne pas conserver au réfrigérateur. Toute fraction inutilisée du flacon doit être éliminée.



Incompatibilités

On ne dispose d'aucune donnée concernant la compatibilité avec d'autres médicaments.



Surdosage

Un surdosage pourrait entraîner une hypotension sévère, une bradycardie ou asystolie.

S'il s'avérait qu'une dose trop forte de ce produit soit administrée, la demi-vie du produit étant très courte, la durée des effets secondaires devrait être limitée.

L'aminophylline par voie IV peut être nécessaire.



Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Autres préparations cardiaques, code ATC : C01EB10 Nucléoside endogène avec effet vasodilatateur périphérique/anti-arythmique.

L'adénosine est un vasodilatateur puissant au niveau de la plupart des lits vasculaires, à l'exception des artérioles rénales afférentes et des veines hépatiques où elle provoque une vasoconstriction. L'adénosine exerce ses effets pharmacologiques par l'intermédiaire d'une activation des récepteurs puriniques (récepteurs membranaires A1 et A2 à l'adénosine). Bien que l'on ignore le mécanisme exact par lequel l'activation des récepteurs de l'adénosine entraîne une relaxation du muscle lisse vasculaire, il semble qu'il se produise à la fois une inhibition du courant calcique entrant lent qui diminue la capture du calcium et une activation de l'adénylate cyclase par l'intermédiaire des récepteurs A2 des cellules musculaires lisses. L'adénosine peut également réduire le tonus vasculaire en modulant la neurotransmission sympathique. La capture intracellulaire de l'adénosine se fait par l'intermédiaire d'un système de transport transmembranaire spécifique des nucléosides.

Dès son entrée dans la cellule, l'adénosine est rapidement phosphorylée par une adénosine kinase en adénosine monophosphate, ou bien désaminée par une adénosine désaminase en inosine. Ces métabolites intracellulaires de l'adénosine n'ont pas d'effet vaso-moteur.

Les études par cathétérisme intra-coronaire avec mesure Doppler du flux ont démontré que l'injection intraveineuse d'adénosine à la posologie de 140 microgrammes/kg/mn provoquait une hyperhémie coronaire maximale (comparativement à l'injection intra-coronaire de papavérine) chez environ 90 % des sujets, dans les 2 à 3 minutes suivant le début de la perfusion.

La vitesse du débit coronaire revient à son niveau basal dans les une à deux minutes après arrêt de la perfusion d'adénosine.

L'augmentation du débit sanguin induite par l'adénosine est significativement plus importante dans les artères coronaires normales que dans les artères sténosées.

L'adénosine induit une redistribution du débit coronaire de l'endocarde vers l'épicarde, et une réduction du débit coronaire collatéral, à l'origine d'une ischémie régionale.

On a montré que la perfusion continue d'adénosine chez l'homme provoque une légère baisse dose-dépendante de la pression artérielle moyenne et un effet chronotrope positif dose-dépendant, vraisemblablement secondaire à la stimulation sympathique.

Cette élévation réflexe de la fréquence cardiaque débute plus tardivement que l'effet chronotrope/dromotrope négatif. Ces effets opposés s'observent principalement après une injection en embol expliquant ainsi l'intérêt potentiel de l'adénosine comme traitement des arythmies supraventriculaires lorsqu'elle est administrée en embol ou comme vasodilatateur coronaire lorsqu'elle est administrée en perfusion.

Bien que l'adénosine modifie la conduction intra-myocardique, il a été utilisé efficacement et sans risque en association avec d'autres médicaments cardiotropes ou vaso-actifs tels que les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les dérivés nitrés, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine I, les diurétiques, les digitaliques ou les anti-arythmiques.

Population pédiatrique :

Chez l'enfant, aucune étude contrôlée n'a été conduite avec l'adénosine dans la conversion de la tachycardie paroxystique supraventriculaire (TPSV). Cependant, la sécurité et l'efficacité de l'adénosine chez les enfants âgés de 0 à 18 ans avec TPSV est considérée comme établie au vue d'une utilisation clinique large et de données de littérature (études ouvertes, cas rapportés et recommandations cliniques).

La revue de la littérature a identifié 14 études dans lesquelles l'adénosine IV a été utilisée dans le traitement de la tachycardie supraventriculaire (TSV) chez 450 enfants âgés de 6 heures à 18 ans. Ces études étaient hétérogènes en termes d'âge et de schéma posologique. La TSV a été réduite dans 72 à 100 % des cas dans la plupart des études publiées. Les doses utilisées étaient comprises entre 37,5 microgrammes/kg et 400 microgrammes/kg. Plusieurs études ont rapporté un manque de réponse à une dose initiale inférieure à 100 microgrammes/kg.

En fonction de l'histoire médicale de l'enfant, des symptômes et du diagnostic électrocardiographique, l'adénosine a été utilisée en pratique clinique sous la surveillance d'un expert chez les enfants avec une tachycardie à complexes QRS larges ou un syndrome de Wolff-Parkinson-White. Toutefois les données actuellement disponibles ne justifient pas l'indication pédiatrique. Il a été rapporté six cas d'arythmie induite par l'adénosine (3 fibrillations atriales, 2 flutters atriaux, 1 fibrillation ventriculaire) chez 6 enfants âgés de 0 à 16 ans avec un syndrome de WPW connu ou sous-jacent. Trois patients se sont rétablis spontanément et les 3 autres ont bénéficié d'un traitement par amiodarone +/ cardioversion (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

L'adénosine a été utilisée comme aide au diagnostic des tachycardies supraventriculaires complexes larges ou fins aux mêmes doses que dans le traitement de la tachycardie supraventriculaire. Bien que l'adénosine ne convertira pas en rythme sinusal le flutter atrial, la fibrillation ventriculaire ou la tachycardie ventriculaire, le ralentissement de la conduction atrio-ventriculaire aide au diagnostic de l'activité atriale. Toutefois les données actuellement disponibles ne justifient pas une indication pédiatrique de l'adénosine à des fins diagnostiques.



Propriétés pharmacocinétiques

Il est impossible d'étudier la pharmacocinétique de l'adénosine par les méthodes classiques. Elle est présente sous différentes formes dans toutes les cellules de l'organisme où elle joue un rôle important dans les systèmes de production et d'utilisation énergétiques. Un système efficace de récupération et de recyclage existe dans l'organisme, principalement au niveau des érythrocytes et des cellules endothéliales des vaisseaux sanguins. La demi-vie in vitro est estimée à moins de 10 secondes. La demi-vie in vivo est vraisemblablement encore plus courte.

Les reins et le foie n'étant pas impliqués dans la dégradation de l'adénosine exogène, l'efficacité de KRENOSIN ne devrait pas être modifiée par l'insuffisance rénale ou hépatique.



Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.



Données de sécurité préclinique

Comme l'adénosine est naturellement présente dans toutes les cellules vivantes, aucune étude animale du potentiel carcinogène de l'adénosine n'a été réalisée.



Précautions particulières d'élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.



Conditions de prescription et de délivrance

Liste I.

Médicament réservé à l'usage hospitalier et à l'usage en situation d'urgence selon l'article R. 5143-5-8 du code de la santé publique.




Forme pharmaceutique

Solution injectable.



Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon en verre (type I) de 2 ml. Boîte de 6 flacons.



Données technico-réglementaires

Code CIP75611688
Code CIP133400956116881 (Code 13 référent)
Code UCD79164080
Code UCD133400891640809
Code CIS60710318
Médicament T2ANon
Laboratoire titulaire AMMSANOFI-AVENTIS FRANCE 
Laboratoire exploitantSANOFI-AVENTIS FRANCE

82 avenue Raspail
94250 GENTILLY
Tel : 01 41 24 70 00
Fax : 01 41 24 75 53
Site Web : http://www.sanofi.fr
Prix par UCDAgréé collectivité
Médicament d'exceptionNon
Agrément collectivitésOui
ListeListe I
StatutAMM
Date AMM20/07/1993
Rectificatif d'AMM12/12/2018
MarqueKRENOSIN
GammeSans gamme